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Le gouvernement français de Lecornu-Macron veut tenter un hold up contre les retraités.

Pour faire passer la pilule le ministre de l'Économie Roland Lescure a rouvert jeudi l'hypothèse d'un gel partiel des pensions de retraite pour générer des économies dans le budget 2027, des "retraités aisés".

Première question: qu'est-ce qu'un retraité "aisé"?

Ca commence à combien?  Le gouvernement souhaite éviter d’indexer les retraites les plus élevées sur l’inflation – elle devrait être aux alentours de 2 % –, mais sans préciser à quel niveau commencent les retraites aisées… Certains parlent de 1500, 2000, 25000 euros: bref du foutage de gueule. Ces retraités-là ne sont pas "aisés".

Les retraites en or des PDG, les retraites-chapeaux seront-elles visées? Ce sont des rentes additionnelles très élevées, astronomiques versées par de grands groupes (comme ceux du CAC 40) à leurs anciens dirigeants. On peut, sans procès d'intention, en douter.

Deuxième question: pourquoi les retraités "aisés" ou pas ?

Pourquoi faire contribuer ceux-là et non les grandes fortunes? Les riches, les vrais riches, comme Bernard Arnault qui paye moins d'impôts qu'un retraité lambda (proportionnellement)? Les très riches, selon les sénateurs, les13 335 grandes fortunes résidant en France et disposant d’un patrimoine immobilier d’au moins 1,3 million d’euros n’ont payé aucun impôt sur le revenu en 2024. 

Mais, d’après Eric Lombard, le chiffre des Français fortunés non imposés est encore plus élevé. Autour de 50 000 foyers fortunés échappent à l’impôt indiquait il y a peu l'ex-ministre de l'économie.

Et le chiffre réel est sans doute bien plus élevé puisque le fisc n’ait connaissance que d’une partie du patrimoine des contribuables, la partie immobilière. Conformément à la loi française, il n’y a pas de déclaration des patrimoines financiers !...

 

Alors que le gouvernement commence par le commencement: faire payer les riches.

Et bas les pattes devant les retraités.

Notons avec gourmandise que, alors que le gouvernement planche sur une hypothèse de désindexation des retraités "aisés",  Jérôme Guedj, un des candidats socialistes à l'élection présidentielle et chef de file du groupe PS sur le budget de la Sécurité sociale, reconnaît qu’il s’agit d’un "levier d’économies non négligeables". Les socialistes ne sont jamais décevants.

 

 

AM

 

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