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Grenoble: 1934, déjà pour la liberté et contre le fascisme
"L'Im-Monde", comme l'appelait le général de Gaulle, s'enfonce dans l'immonde.
Le journal de référence de la bourgeoisie poursuit sa campagne contre La France Insoumise. Le prétexte en est l'action militante de samedi dernier à Grenoble. Rassemblant au moins 150 personnes, LFI voulait signifier que signer une pétition en faveur de la loi Yadan n'était pas un geste anodin mais que sa signification politique est grave.
Contrairement à ce que dit Le Monde le projet de loi Yadan ne visait pas" à lutter contre les formes renouvelées d’antisémitisme". Il visait à amalgamer anti-sionisme et anti-sémitisme, thématique classique des complices du colonialisme et de l'occupation, puis du génocide mis en oeuvre par Israël. Comme Valls ou Macron qui ont repris cette antienne abjecte contre LFI. Accompagnés par tous le seconds couteaux des droites macronistes, LR, néofascistes et de la fraction PS d'extrême-droite, un PS croyant opportun d'affaiblir ainsi LFI.
Et donc de criminaliser les personnes et les forces politiques - LFI en tête - solidaires de la lutte de libération du peuple palestinien en traitant cette solidarité comme un geste raciste, anti-sémite. Pour pouvoir frapper policièrement et juridiquement les défenseurs des Palestiniens.
Pour isoler et frapper LFI et la gauche anti-coloniale et donc anti-sioniste. On pense en tout premier lieu à l'UJFP et à Tsedek.
L'axe principal de la propagande contre LFI est que le mouvement serait anti-sémite. Comme il ne s'est pas trouvé un seul tribunal pour confirmer la calomnie, il fallait y remédier et donc inventer un délit, l'anti-sionisme, en l'amalgamant à un vrai délit, l'anti-sémitisme.
Tel était le but de la Loi Yadan, et c'est cela que Barbara Butch a soutenu en signant un texte publiquement. Quand les défenseurs de la Palestine sont blacklistés et calomniés comme nombre d'artistes Le Monde n'exprime aucune sympathie pour elles et eux. Médine ou Blanche Gardin ou Guillaume Meurice peuvent attendre...
Que les militants ripostent à de telles positions, à une telle ambiance maccarthyste est le B-A BA de l'action militante. On ne voit rien de criminel dans cette riposte pour le moins naturelle.
Le Monde continue ses insinuations dégueulasses. Barbara Butch est "une figure des luttes LGBT+". Le lecteur comprendra que LFI, qui a en son sein Rima Hassan baptisée par Jordan Bardella et toute la fachoshère "Rima Hamas", est également anti-sémite et homophobe.
Que Butch soit LGBT+ ou juive n'entre évidemment pas en compte. Ce qui compte c'est sa prise de position publique en faveur d'un projet de loi scélérate et liberticide (loi Yadan du nom de la députée macroniste Caroline Yadan), une atteint gravissime à la liberté d'expression que personne, parmi les braillards qui agressent et insultent LFI, ne semble prendre en compte.
Le Monde va plus loin. Il explique:
" Tout est parti d’une délibération sur le prêt de racks à vélos. Le 26 mai, au milieu de sept longues heures de réunion, le conseil municipal de Grenoble doit statuer sur ce point très technique pour disposer de rangements adaptés aux deux roues pour les événements à venir de l’été, dont le festival Cabaret frappé, du 15 au 19 juillet. Les élus locaux de La France insoumise (LFI) saisissent l’occasion pour une intervention bien éloignée des préoccupations des cyclistes : l’appel au boycott de la DJ Barbara Butch"
Ainsi si nous étions en 1930 et que un artiste italien fasciste vienne à Grenoble, que la gauche se mobilise contre cet événement cela "serait bien éloigné des préoccupations des cyclistes" selon Le Monde.
Parce que imaginez vous les cyclistes n'en n'ont rien à faire qu'Israël massacre des enfants.
En 1934 à Grenoble le député fasciste Philippe Henriot veut tenir un meeting. La gauche, amorce timide du Front populaire, riposte, le quartier (bastion ouvrier et communiste) se hérisse de barricades, la flicaille qui assure "la liberté d'expression" du député fasciste (Fédération nationale catholique) recule. C'est un peu la "bataille de Cable Street" à Grenoble.
Criminaliser l'action politique et militante est une atteinte grave à la démocratie. Organiser la riposte à des prises de positions des négationnistes du génocide à Gaza et à la volonté de criminaliser celles et ceux qui dénoncent l'horreur coloniale exterminatrice est inacceptable. Ceux qui s'y livrent se déconsidèrent définitivement aux yeux de notre peuple.
Grenoble est antifasciste. Anti-colonialiste. Anti-sioniste.
Merci à ces jeunes militants de LFI d'en être digne.
Et que Le Monde aille se faire f..... comme dirait Le Père Duchesne
AM
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