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     Le Hezbollah accuse le gouvernement libanais de « livrer » le pays à Israël

 

 

 

Israël prétend, avec ses alliés occidentaux, imposer le désarmement du Hezbollah au Liban. 

Le Hezbollah, faut-il le rappeler, n’existait pas avant l’invasion israélienne du Liban, en juin 1982. Le gouvernement de droite de Menahem Begin (Likoud), prétendait éliminer le "terrorisme" c'est-à-dire l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il avait obtenu, deux mois plus tard, l’expulsion d’une dizaine de milliers de combattants palestiniens.

La résistance palestinienne prit alors un tournant islamique avec le Hamas (avec la complicité d'Israël) comme la résistance libanaise avec le Hezbollah qui fut fondé en 1985 et obtint un grand prestige au Liban et chez les peuples arabes en faisant reculer Tsahal.

Même si les relations entre le Hezbollah et la gauche libanaise, le Parti communiste ne furent jamais simples. Des intellectuels marxistes furent même assassinés. C'est la résistance contre le sionisme qui unit encore les deux mouvances.  Même s'il faut dire que le déclin et la marginalisation du PCL a d'une czrtaine manière réglé le problème.  

On se souvient des coups terribles reçus par le Hezbollah lors de l'offensive israélienne contre lui en 2024 Hassan Nasrallah, les principaux dirigeants et cadres du mouvement furent assassinés après une campagne meurtrière d'Israël.

Israël poursuit encore son agression contre le Liban et son objectif d'anéantissement du mouvement chiite. 

Netanyahou exige du Liban qu'il désarme le Hezbollah. Le président libanais, qui était récemment à la Maison blanche, tergiverse et explique qu'il demande d'abord qu'Israël quitte le sud-Liban occupé par Tsahal.

Trump veut affirmer l'influence des Etats-Unis au Proche-Orient et compte que le Liban se débarrasse du Hezbollah. D'ailleurs Israël et le Liban ont paraphé vendredi 26 juin un accord-cadre visant à initier "un cadre pour la paix et une sécurité durables", selon les mots de Marco Rubio, secrétaire d'État étasunien, qui a "supervisé" (imposé) la signature réalisée à Washington. Reste à passer aux travaux pratiques et là c'est une toute autre histoire...L'armée libanaise étant composée de citoyens libanais qui soutiennent le Hezbollah. Le danger d'une nouvelle guerre civile au Liban est réel.

Pour le moment le Hezbollah a accepté, en signe de bonne volonté, que ses troupes au sud-Liban entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, soient désarmées. Mais il refuse de remettre ses armes au nord du fleuve.

Conscient de cette situation Trump souhaite que le gouvernement syrien intervienne pour combattre le Hezbollah (qui était l'allié d'Assad). Attitude coloniale s'il en est. Mais le nouveau président Ahmed al-Charaa refuse de le faire. Il tente de négocier un accord de sécurité avec Israël qui, depuis la chute d'Assad, a annexé de nouveaux territoires syriens, outre le Golan occupé depuis 1967. Mais il ne semble pas être en mesure d'obéir à Washington, ni même en avoir la volonté. 

Quant à la France, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que "le désarmement du Hezbollah doit être conduit par les autorités libanaises et les forces armées libanaises", ajoutant que "ce n’est pas à la France de le faire"... Il ne manquerait plus que ça!.

Le chef de l’État français a également souligné que "aussi longtemps qu’il y a une force qui occupe le territoire libanais ou qui bombarde, cela affaiblit la capacité à désarmer le Hezbollah" rejoignant ainsi la position du président et du gouvernement libanais.

 

Macron oublie de rappeler que le principal obstacle à la paix au Liban est la politique belliciste, annexionniste et colonialiste d'Israël. Son agression contre l'Etat libanais souverain. Sa volonté hégémonique au Proche-Orient.

 

 

AM

 

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