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13 mai 1958
Le 13 mai 1958 un putsch politico-militaire avait lieu à Alger.
La tentative de coup d'Etat était hétérogène avec ses composantes d'extrême-droite, de chefs militaires, de hauts fonctionnaires et de gaullistes.
Ce sont en tous les cas des gens qui avaient en commun la volonté de conserver l'Algérie coloniale, l'Empire, l'Algérie française. Et pour ce faire l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle après la prise de contrôle de la métropole. C'est le sens du "Vive de Gaulle!" lancé par le général Salan à Alger.
De Gaulle fait savoir le jour même qu'il se tient prêt à "assumer les pouvoirs de la République".
Le coup de force en Algérie ainsi que la prise de la Corse sont d'ailleurs menés à bien.
Le coup d'Etat, "l'opération Résurrection," n'ira pas au bout de son complot puisque de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement par le président de la République René Coty.
C'est Pierre Pflimlin qui venait d'être désigné par la Chambre des députés dans la nuit du 13 au 14 juin. Ce qui ne fit que renforcer la détermination des putschistes et comploteurs qui savaient Pflimlin partisan de négociations avec le FLN (Front de Libération National).
Devant la menace de prise de pouvoir par l'armée après les coups d'Alger et de Corse les partis capitulent et votent l'investiture du gouvernement provisoire de Charles de Gaulle le 1er juin 1958. De la SFIO (le PS) à la droite, en passant par le centre démocrate-chrétien et bien sûr des gaullistes, tous acceptent de participer au gouvernement dirigé par le Général. Seul le Parti communiste se prononce contre le coup d'Etat. Avec quelques députés et personnalités de gauche.
La IVe République meurt et la Ve va naître. La IVe ne meurt pas tant de défauts institutionnels que de ce qu'en feront les partis du marais, de la 3e force, de la SFIO à la droite. Et bien sûr de la guerre en Algérie où un colonialisme obtus et criminel a précipité les peuples algérien et français. Et cela malgré le précédent indochinois.
Une Ve République taillée pour de Gaulle, autoritaire, limitant le pouvoir législatif et la représentation nationale au profit de l'exécutif. Ce qui correspondait aux souhaits du grand capital qui attendait de l'Etat une efficace modernisation technocratique. Le bonapartisme de la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 28 septembre 1958 avec 79,2% de Oui, fut dénoncé par le Parti communiste et une fraction de socialistes parmi lesquels on trouvait François Mitterrand qui écrira en 1964 un essai intitulé Le Coup d'État permanent, essai qu'il oubliera vite en 1981, une fois élu lui-même président de la République.
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13 mai 1968
Mais les choses changent et dix ans après, le 13 mai 1968, une immense manifestation ouvrière, étudiante et populaire parcourt Paris et toutes les villes de France. La grève générale ébranlait le pouvoir gaulliste. "Au revoir de Gaulle" scandaient les manifestants. Un an après il disait adieu à la France.
Aujourd'hui il est grand temps d'en finir avec la Ve République. Les institutions doivent être le reflet de la volonté de démocratisation des institutions et répondre à la volonté clairement exprimée de participation des classes populaires à le direction des affaires du pays. Non seulement avec une meilleure représentation mais aussi avec des formes de démocratie directe que notre peuple est parfaitement capable d'élaborer et de mettre en oeuvre. En particulier sur les lieux de travail où la dictature anachronique des patrons doit cesser.
En route vers la VIe République.
AM
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