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                                                                         Munich 1938

 

 

 

 

Bruno Retailleau se voit, parait-il, comme le Trump français.

Raciste, il nous en avait donné quelques preuves lors de son passage à Beauvau, on se rappelle de la "circulaire Retailleau". Mais il insiste espérant ainsi récupérer de gros bataillons électoraux du RN. 

Aussi le candidat des Républicains (LR) à l’élection présidentielle de 2027 veut "mettre au ban des nations européennes" l’Espagne du premier ministre socialiste Pedro Sanchez, après l’annonce par ce dernier d’une régularisation massive de près d’un demi-million de personnes sans papiers pour soutenir l’économie du pays. "C’est une catastrophe pour toute l’Europe" s'exclame le LR fascisant François-Xavier Bellamy. Le maire néofasciste de Nice Eric Ciotti dénonce "une trahison européenne". Quant au RN il imagine déjà les hordes barbares traversant les Pyrénées, déferlant sur la France et Laure Lavalette estime que "’Espagne de Sanchez doit immédiatement être sortie de l’espace Schengen".

Il faut répéter à ces sombres abrutis que "Personne n’est illégal". 

Retailleau estime que la décision du gouvernement de gauche espagnol est "contraire à l’esprit européen".  Cela veut sans doute dire à l'esprit colonial et raciste qui a tant marqué les Etats d'Europe peut-être même à l'esprit de Croisade des chevaleries d'Europe chère à son mentor Philippe de Villiers. 

Retailleau a promis de "rétablir les contrôles aux frontières" s’il était élu en 2027 "Je mettrai l’Espagne au ban des nations européennes". Pour imposer une telle mesure, le patron de LR compte sur les pays européens, qui dit-il sont "en majorité dirigés par la droite. Heureusement, aujourd’hui, l’Europe a changé." Rassurons-le tout de suite les socialistes aussi. Au Danemark ou en Grande-Bretagne les sociaux-démocrates n'ont rien à envier à Retailleau.

La vague raciste anti-immigration submerge l'Europe. Les droites sont toutes contaminées, certaines gouvernent avec le néofascisme ou avec son soutien (Italie, Finlande, Slovaquie, Suède, République Tchèque, Grèce etc).

Or l'Espagne, qui décidemment se fait remarquer positivement par sa politique internationale et nationale, a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. Environ 500 000 travailleurs sans papiers, surtout originaires d’Amérique latine. Selon les experts l’immigration est à l’origine de près de la moitié de la hausse du PIB espagnol depuis 2022, tout en prémunissant le pays du déclin démographique.

Sanchez décrit les travailleurs sans papiers comme "essentiels à la vie quotidienne de chacun." Il précise "certains dirigeants ont choisi de les traquer et de les expulser par des opérations illégales et cruelles" visant Donald Trump et ceux qui, comme Retailleau, rêvent de lancer leurs milices, telle ICE, contre les pauvres et les étrangers. 

Dénonciation du génocide à Gaza, "Non à la guerre" en Iran et au Liban, régularisation des travailleurs sans-papiers, le gouvernement de Pedro Sanchez dépareille heureusement aux gouvernements "des prédateurs et des lâches" , comme le dit Amnesty International, qui dominent en Europe, aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays dans le monde.

 

 

AM

 

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