
Le collectif Universitaires avec Gaza, rassemblant plus de 1 400 chercheurs, professeurs et maîtres de conférences, appelle, dans une tribune au Monde, à la reprise immédiate des évacuations des étudiants palestiniens de Gaza.
NBH le 1er août avait publié un article intitulé Odieux et scandaleux: le gouvernement français suspend l'arrivée des réfugiés de Gaza
https://nbh-pour-un-nouveau-bloc-historique.over-blog.com/2025/08/odieux-et-scandaleux-le-gouvernement-francais-suspend-l-arrivee-des-refugies-de-gaza.html
Nous sommes donc heureux que des personnalités de l'Université réagissent à la décision du gouvernement français collabo de Netanyahou, Smotrich et Ben Gvir.
NBH
Pour lire la totalité de la tribune voir Le Monde ou Le Nouvel Obs
https://www.nouvelobs.com/monde/20250810.OBS106634/il-est-du-devoir-de-la-france-de-sauver-les-gazaouis-qu-elle-est-en-mesure-d-aider.html
Tribune (extraits):
Ce vendredi 1er août, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a déclaré au micro de Franceinfo qu’il suspendait les évacuations de Palestiniens de Gaza vers la France, après que des captures d’écran de publication antisémites attribuées à une étudiante gazaouie ont circulé sur les réseaux sociaux. Il s’agit là d’une décision particulièrement injuste. Injuste car, quand bien même les accusations contre cette étudiante seraient fondées, elles n’obligent nullement la France à appliquer une punition collective à l’encontre des Palestiniens de Gaza en attente d’une évacuation, parmi lesquels les vingt-six lauréats du Programme PAUSE (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil) piloté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, créé en 2017 spécifiquement en direction de ressortissants étrangers dont la vie est menacée en raison de leurs activités.
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Décider de suspendre les évacuations de Palestiniens de Gaza au prétexte qu’une étudiante gazaouie aurait produit des publications répréhensibles sur les réseaux sociaux, c’est passer de l’inertie à un renoncement honteux.
Un tel positionnement étouffe l’espoir et enferme les êtres dans un piège mortel.
Nous appelons les autorités françaises à tout mettre en œuvre pour honorer leur promesse de sauver l’ensemble des lauréats palestiniens du programme PAUSE.
Il en va de l’avenir de Gaza et de la Palestine.
Il en va de l’avenir des relations de nos sociétés héritières des Lumières avec un Proche-Orient dont le futur ne pourra s’écrire sans eux.
Premiers signataires:
Ariella Aïsha Azoulay, essayiste et cinéaste
Lilia Ben Hamouda, militante syndicale
Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre et essayiste
Rony Brauman, médecin et ex-président de Médecins Sans Frontières
Nicolas Cadène, ancien rapporteur de l’Observatoire de la Laïcité
Marc Cheb Sun, auteur,
Mona Chollet, journaliste et essayiste
Olivier Deau, doctorant (Paris 1 Sorbonne, LADYSS)
François Ducat, cinéaste
Alain Gresh, journaliste et essayiste
Cyrille Javary, sinologue et auteur
William Leday, enseignant en relations internationales à Sciences Po Aix-en-Provence,
Imane Maarifi, infirmière
Imhotep, compositeur et producteur, pour le groupe de musique IAM
Béligh Nabli, Professeur des universités en droit public et essayiste,
Roland Nurier, cinéaste
Hassina Mechaï, journaliste
Christophe Oberlin, chirurgien
Dominique Plihon, économiste et essayiste
Claudy Siar, chanteur, journaliste et producteur
Michèle Sibony, essayiste et porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix
Eyal Sivan, cinéaste et essayiste
Marion Slitine, historienne et anthropologue, fondatrice du collectif Ma’an for Gaza Artists
Pierre Stambul, essayiste et porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix
Khadija Toufik, journaliste
Candice Vanhecke, journaliste
Françoise Vergès, autrice et militante
Audrey Vernon, comédienne et autrice
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