Plus de deux millions de Turcs manifestent pour la démocratie ce samedi 29 mars à Istanbul malgré la répression qui continue de s'abattre sur les protestataires. Il y a des centaines d'arrestations.
Le peuple turc a donné sa réponse à Recep Tayyip Erdogan qui a arrêté arbitrairement son futur et principal adversaire aux prochaines élections présidentielles.
Seule la peur peut expliquer le comportement d'Erdogan, cela au moment où le leader Kurde Apo Öcalan proposait que le PKK dépose ses armes et se dissolve, posant une seule condition : la démocratie pour la Turquie.
Erdogan peut espérer épuiser la mobilisation mais peut-il gouverner que par la répression et son mépris de la volonté populaire?
Même dans les bastions de l'AKP, son parti, des voix toujours plus nombreuses veulent que s'expriment librement les Turques et les Turcs.
En 2013 après le mouvement de la place Taksim, puis après la tentative de coup d'état en 2016, Erdogan a pu rétablir son pouvoir. Mais il s'appuyait non seulement sur une répression terrible mais aussi sur une base de masse réelle.
Son comportement aujourd'hui vis à vis du candidat de l'opposition démocratique montre qu'il craint ne avoir perdu une large part de ce soutien dans le pays.
Les jours à venir seront sans doute importants même si c'est un long et rude combat qui attend le peuple et la démocratie en Turquie.
NBH
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