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Le rail britannique est quasiment à l'arrêt, samedi 1er octobre, après que les principaux syndicats ferroviaires ont décidé d'une nouvelle journée de mobilisation collective, la plus importante grève de l'année, pour demander une hausse des salaires face à une inflation record.

C'est la première fois cette année que quatre syndicats des transports - RMT, Unite, Aslef, TSSA - se coordonnent pour une journée d'action commune. Seuls 11 % des trains circuleront dans le pays, avec de nombreuses régions sans aucun service.

S'excusant sur la BBC auprès des usagers pour les perturbations attendues, le secrétaire général de RMT, Mick Lynch, a justifié la grève : "le gouvernement a provoqué ce conflit" en proposant "de supprimer nos emplois, de réduire nos retraites et de réduire nos salaires face l'inflation."

Les ménages britanniques font face à une inflation de près de 10 % et s'inquiètent de savoir s'ils pourront se chauffer ou payer leur prêt immobilier cet hiver. Malgré l'annonce d'un gel du plafond des prix de l'énergie, ces derniers ont doublé en un an et le gouvernement, en poste depuis moins d'un mois, est plus impopulaire que jamais.

 

Cheminots, mais aussi dockers, postiers, avocats pénalistes ou éboueurs ont multiplié depuis juin les mouvements de grève pour demander des hausses de salaire face à la crise du coût de la vie. 

Plusieurs syndicats, représentant notamment des cheminots, avaient annoncé une trêve dans leur mobilisation après le décès de la reine Elizabeth II, mais les mouvements reprennent depuis de plus belle. De nouvelles grèves des trains et du métro londonien sont prévues la semaine prochaine.

Malgré les fortes perturbations, la mobilisation du rail est comprise et soutenue par la plupart des Britanniques, selon un sondage Ipsos. Dans les rues de Londres comme dans d’autres villes du Royaume-Uni, de nombreux manifestants brandissaient des affiches appelant à soutenir les débrayages.

Face au mouvement populaire les Tories ont reculé. La baisse des impôts pour les plus riches est abandonnée.  Plus précisément, le gouvernement a renoncé à mettre en oeuvre la suppression de la tranche d'impôt à 45 % pour les revenus supérieurs à 150.000 euros. Une mesure qui avait choqué les Britanniques particulièrement en cette période de grave crise du pouvoir d'achat. Un revirement majeur pour un exécutif en fonction seulement depuis un mois qui fragilise un peu plus ce gouvernement de guerre sociale. Ce changement de pied entame sérieusement sa crédibilité car Liz Truss avait fait de la fermeté sa marque de fabrique. 

Elle avait oublié que dans un rapport des forces il y a d'autres joueurs. Rien n'est joué. Tout est à faire.

Mais c'est bien parti.

 

NBH

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