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                                               Manifestation fasciste à Lima.                

 

 

Les nazis et fascistes péruviens veulent en finir avec le gouvernement "communiste" de Pedro Castillo.

Manifestations avec drapeaux et symboles nazis les groupes néo-fascistes montent en puissance au Pérou. Aminés par la haine des "rouges", ces cafards sortent dans les rues après la défaite de la candidate de droite extrême Keiko Fujimori, fille de l'ancien président (de 1990 à 2000), corrompu, voleur et meurtrier de masse Alberto Fujimori soutenu par les Etats-Unis d'Amérique. Finalement condamné à 25 ans de prison pour plusieurs massacres, stérilisation forcée pratiquée sur des centaines de milliers de femmes indigènes et corruption, il est détenu dans une prison dont 10 000 m² sont alloués à son seul usage, disposant d'un jardin planté de 5 000 rosiers, d'une clinique privée, d'un atelier de peinture et d'un salon de réception lui permettant de recevoir des visites sans restriction...

Ces groupes fascistes sont composés de militants, la plupart sont petits entrepreneurs, avocats, anciens policiers, militaires ou pasteurs, dont l'anti-communisme hystérique est la principale motivation et dont le but est de semer le désordre et le chaos au Pérou. Cette "stratégie de la tension" vise à affaiblir et isoler le nouvel exécutif de gauche exactement comme le fit le groupe Patrie et liberté au Chili contre Allende et l'Union Populaire dans les années précédant le putsch de Pinochet. "Dieu, patrie, famille" et "Non au communisme" sont les slogans de ces groupuscules tels Société des patriotes, La Resistencia, Insurrection, qui dénoncent: "le nouveau gouvernement est un groupe de terroristes." 

Ce qui est essentiel en cette heure de tentative de déstabilisation du nouveau pouvoir, c’est que le Gouvernement laisse de côté toute inclinaison à faire des concessions, et à manifester ainsi une faiblesse qui encouragerait le suicide politique. Cette bataille doit être gagnée par le peuple mobilisé dans la rue. Les médias aux mains des classes dirigeantes participent, bien évidemment, à l'offensive contre Castillo. 

La situation géo-politique du Pérou est une difficulté de plus pour Castillo: d'un côté la capitale Lima (où se concentrent 30 % de la population et 48,1 % de la production de richesses) et qui a voté majoritairement pour Fujimori, les grandes villes, la côte Pacifique, où se trouve "l’élite" économique qui orchestre l’exploitation du pays. De l’autre, les régions montagneuses, les zones rurales, le sud du Pérou et les descendants des Incas où se trouve la masse des électeurs de Castillo.

Pedro Castillo se trouve confronté comme tous les gouvernements de gauche populaire à une offensive combinée du patronat, de la droite, des médias et des fascistes. Sans oublier les Etats-Unis qui "veillent" particulièrement à la situation du Pérou. 

Seule la mobilisation populaire, ouvrière, paysanne alliée à la petite-bourgeoisie peut contrer cette offensive. Or le rapport de force entre le nouveau gouvernement et ses adversaires est équilibré ce qui signifie que la contre-offensive est très difficile et le recul suicidaire. La mobilisation des masses pour leurs revendications et la satisfaction de celles-ci par le pouvoir populaire permettront seules à Castillo de s'appuyer sur ces mobilisations pour faire plier l'adversaire de classe.

 

Antoine Manessis.

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