Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

                             Capture d'écran de la remarquable série britannique Peaky Blinders

 

La justice bolivienne entame une procédure contre Jeanine Anez et 5 de ses sbires ministériels. Voilà une bande du putschistes au service de l'oligarchie et de ses protecteurs étasuniens qui a renversé le président Evo Morales avec l'aide de la police et de l'armée et instauré un Exécutif de droite extrême sous le prétexte fallacieux que Moralés avait triché aux élections présidentielles.

Le président fut contraint à l'exil. Fallacieux puisque quelques semaines après, sous la contrainte de la rue, paysans, ouvriers, indigènes, intellectuels tou-tes unis, le candidat du MAS, le parti de Moralés, Luis Arce était élu triomphalement. Evo Morales rentrait dans son pays accueilli par des millions de bolivien-nes en liesse.

L’ancienne présidente par intérim de Bolivie Jeanine Añez, arrêtée et accusée de coup d’Etat contre son prédécesseur Evo Morales, a annoncé dimanche 14 mars que la justice avait ordonné qu’elle soit placée en détention préventive pour quatre mois. Le parquet de Bolivie avait, plus tôt, requis six mois de détention préventive pour Mme Añez et pour 5 de ses anciens ministres.

"On m’envoie quatre mois en détention dans l’attente d’un procès pour un “coup d’Etat” qui n’a jamais eu lieu" a déclaré Madame Anez. Ce qui est pour le moins curieux puisque le "coup d'Etat qui n'a jamais eu lieu" a fait 36 morts, plus de 800 blessés et 1500 personnes ont été arrêtées illégalement.

L’arrestation de l’ancienne présidente est intervenue samedi dans des conditions spectaculaires : elle a été appréhendée à Trinidad, à 600 kilomètres au nord-est de La Paz, alors qu’elle se cachait dans une malle dans la maison d’un proche. Ses anciens ministres de l’énergie et de la justice ont, eux aussi, été arrêtés à Trinidad avant d’être transférés à La Paz. L’enquête du parquet, ouverte pour  "sédition, terrorisme et conspiration".

La mobilisation contre les arrestations des  putschistes est organisée par le Comité civique de Santa Cruz, un puissant mouvement d'extrême-droite, raciste et séparatiste, dirigé par Luis Fernando Camacho qui lui-même avait joué un rôle de premier plan dans le coup d'Etat.

Loin de règlements de compte anti-démocratiques c'est la justice et les tribunaux  qui sont chargés de sanctionner les responsables du "golpe".  Le ministre bolivien de la Justice Ivan Lima a déclaré "Ce que nous recherchons, ce n'est pas une détention de quatre mois, mais une peine de 30 ans, car il y a eu des massacres sanglants." Dura lex sed lex.

Comme l'a dit Evo Morales le peuple exige "une enquête et des sanctions contre les auteurs et complices de la dictature qui a saccagé l’économie et attenté à la vie et à la démocratie en Bolivie.”

 

Antoine Manessis.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :