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                                             Le préfet de police de Paris Didier Lallement.

 

Cet homme est dangereux : c'est le préfet de police de Paris Didier Lallement.

Choisi par Macron pour cette raison : il lui fallait ce profil à Paris. Son profil justement ? 

"C’est un préfet fou furieux" déclare un ancien directeur central de la sécurité publique.

" C’est vrai que dans l’exercice de l’autorité, il est très cash" déclare un sénateur.

Il fut secrétaire général du ministère de l’Intérieur à l'époque de Valls...c'est tout dire.

"Une prime au violent qui a échoué en Gironde!" dit un député (LFI) matraqué en quittant une manif.

Christophe Castaner, ainsi que son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, n’avaient en effet que très modérément goûté une note émanant du directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch, appelant à un usage modéré des lanceurs de balles de défense (LBD 40) avec Lallement pas de risque il cogne.  Castaner, alors ministre de l'intérieur, lui dit "Didier Lallement, votre modèle est Georges Clemenceau. La main de Clemenceau n’a jamais tremblé". En effet Clémenceau a fait tirer par la troupe sur les ouvriers désarmés et en grève, il a utilisé des agents provocateurs payés par ses soins et infiltrés dans les syndicats, il a collaboré avec les provocateurs du patronat et des ligues de choc royalistes, il a réprimé et fait arrêter 31 dirigeants de la CGT. Sa main n'a pas tremblé pour assassiner des ouvriers. Depuis que Clemenceau est au pouvoir on compte un mort (1907) à Nantes, deux à Étape (début 1908) et, la même année, en deux semaines, deux à Draveil et quatre à Villeneuve-Saint-Georges. Les patrons applaudissent et se sentent rassurés devant ces" preuves d'autorité".

Un préfet déclare "Didier Lallement ? Il est fou comme un lapin. C’est la rigidité faite homme. Si le gouvernement l’a choisi, c’est clairement pour une reprise en main musclée de la préfecture de police".

"Il est très cassant avec les gens, très blessant. On n’avait jamais vu ça," raconte une ex-collègue. "Il est froid dans son management, mais assume totalement. Avec lui, c’est la politique de la terreur."

On se souvient que Lallement avait dit à une dame Gilet jaune : "Nous ne sommes pas dans le même camp".

Lorsque les Girondins de la préfecture de Bordeaux apprennent sa nomination à Paris ce sont des cris de joie et le champagne pour célébrer son départ vécu comme un soulagement.

Certains de ses collègues le qualifié de "fou furieux".

Voilà brièvement évoqué l'homme qui dirige la police à Paris aux ordres de la clique gouvernementale macroniste. (source Libération 23 mars 2019).

Les faits ont confirmé ces jugements.

Les comportements de la police ne tombent pas du ciel. Il ne s'agit pas de bavures. C'est une stratégie de la tension* qui est mise en place par un pouvoir acculé par ses propres turpitudes et ses choix politiques dictés par le grand capital.

Le préfet Lallement est qualifié de "psychopathe" par JL Mélenchon, qui a ajouté hier que le préfet de police "a un trouble du comportement visible, que tout le monde est capable d'analyser. Un besoin de se prouver une autorité qu'il exerce sur le dos de gens qui ne peuvent pas se défendre".

Tout cela aboutit à une conclusion logique : cet homme dangereux doit partir. La démission de Didier Lallement serait une mesure d'apaisement et le signe que l'indignation des Français-es a été entendue en haut lieu. Sans oublier que c'est de ce haut lieu que les ordres partent. Mais 2022 n'est pas loin et nous pourrons tous ensemble signifier leurs licenciements aux donneurs d'ordre.

 

Antoine Manessis.

 

* On appelle stratégie de la tension des actes commis visant à susciter délibérément un climat de violence politique, dans le but de favoriser l'émergence d'un État autoritaire.

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