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Chacun se souvient de ce qu'il faisait ce jour là.
Des tueurs ont massacré ici une rédaction de journal, là des gens qui faisaient leurs courses, ailleurs une femme ou un homme qui faisaient leur travail. 

Le sentiment d'horreur et l'émotion étaient partagés par toutes et tous.

A l'hyper-casher cela aurait pu être un ami, un frère. A Charlie s'étaient des personnes qui nous accompagnaient depuis des années pour certaines d'entre elles,  : Wolinski dont on pouvait voir les dessins dans l'Huma, Cabu, Charb, Bernard Maris qui avait finalement compris qu'il fallait sortir de l'Euro. Et les autres, tous les autres comme les deux flics (une femme et un homme) abattus comme des chiens. Tombés pour rien. Tombés sous les balles de l’imbécillité absolue.

Ensuite il y eut un divorce entre les classes populaires et la petite-bourgeoisie. Je schématise évidemment. Mais en gros c'est de cela qu'il s'agit. Pourquoi ? Parce que le petit-bourgeois n'a pas d'analyse politique, de grille politique cohérente pour lui permettre de mettre les choses en perspectives. Contrairement au prolo qui vit chaque jours dans sa tête et dans sa chair l'exploitation. "On ne vit pas comme on pense, on pense comme on vit" disait Marx. Imparable et démontrable à chaque moment de l'histoire.

Voilà pourquoi le petit-bourgeois va embrasser un flic, ah l'union sacrée de 1914 n'est pas difficile à comprendre en voyant cette image, relayée par tous les médias et devenant une icône pour les masses non-prolétaires. Car les masses populaires, elles, savent qu'embrasser un flic, qui depuis toujours leur fout sur la gueule quand elles défendent  leur bifteck, est idiot. Car elles ont compris où mènent l'union sacrée, l'oubli du conflit de classe, la négation de la conflictualité sociale, idéologique et politique : au grand massacre et au triomphe du capital.

Car les masses populaires ont refusé de marcher derrière Hollande et sa mafia de chefs d'Etats, plus terroristes et corrompus les uns que les autres. Quand les petits-bourgeois suivaient moutonniers comme toujours. Comme ils ont voté OUI en 2005 au référendum quand les ouvriers et les employés votaient NON. Les uns comprennent, les autres pas. 

Et oui, attentats ou pas, la lutte des classes ne suspend pas son vol.

Sans compter que le peuple sait raison garder. Contrairement au petit-bourgeois qui comme un petit oiseau effrayé vole dans tous les sens dans sa cage, croyant par là, montrer sa force et ne montrant que sa peur. Les autres, le vrai peuple, n'ont pas manifesté derrière Hollande, Valls, Sarkozy et Netanyahou, Merkel, Bongo, Porochenko ou Renzi, Rajoy et Orban. Ils ont préservé leur dignité. Ils ont sauvé notre honneur. 

Et oui, ça fait drôle d'entendre le contraire de ce dont les médias nous bourrent le crâne.

Et puis le peuple sait combien de morts ont provoqué les guerres terroristes lancées par les puissances impérialistes partout dans le monde.Des millions d'enfants, de femmes et d'homme broyés, immolés sur l'autel du dieu argent.

Alors nous pleurons les victimes de l’hyper-casher, ça pouvait être nous, et de Charlie, ces vieux compagnons, et de ces deux policiers, victimes innocentes de bourreaux abjects eux-mêmes résultats d'un système criminel. Et avec elles, toutes les victimes de tous les terroristes. 

N'oublions pas et contextualisons. Car comprendre ce n'est pas excuser comme le disait l'abruti Valls, c'est au contraire le seul moyen d' éviter que la tragédie continue.

 

Antoine Manessis.

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