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                                                                                               Brèves NBH

 

Les élections législatives viennent d'avoir lieu en Croatie le 5 juillet dernier.

Soulignons d'abord que la participation a été de 47%. Plus d'un Croate sur deux n'est pas allé voter. Ce qui semble devenir une habitude dans ce vaste ensemble tellement démocratique qu'est l'Union Européenne. Il y a là un problème démocratique mais aussi un potentiel : quand le dégoût des combines blanc bonnet/bonnet blanc est tel c'est que la moitié du peuple ne se reconnaît pas dans l'offre politique. Qui comblera ce vide est une question en Croatie mais aussi dans nombre de pays...

Les résultats sont favorables à la coalition des droites l'Union Démocratique Croate (HDZ) de façon très nette 37% contre 25% pour la social-démocratie centriste (SDP) force principale de la Coalition nouveau départ. Les deux suivants sont avec 11% le parti d'extrême-droite DPMS (le Parti des patriotes de Miroslav Skoro -leur Chef-) et le parti un parti conservateur-néolibéral Most (Le Pont) avec 7% des voix. Détail croustillant comme le HDZ n'a pas la majorité seul, il s'est allié avec une des partis de la Coalition sociale-démocrate.

Une fois encore, et là aussi de plus en plus souvent en Europe, la gauche est pulvérisée et inexistante. Et les communistes - ô combien courageux !- ils sont groupusculisés et invisibles. (Le SRP - Parti ouvrier socialiste de Croatie - est membre de l'Initiative un regroupement de groupes proches du KKE, PC de Grèce). Exception faite du PC de Grèce, les autres membres (une trentaine) de cette structure  (L'Initiative des partis communistes et ouvriers en Europe)  sont des groupuscules et parfois même avec plusieurs groupuscules représentant un même pays.

 

Référendum en Russie.

Référendum sur plusieurs amendements de la Constitution du 25 juin ai 1er juillet.

Les citoyens devaient voter pour ou contre un ensemble de quatorze propositions, et ne pouvaient se prononcer sur chacune individuellement. Ce qui pose évidemment un problème démocratique : on peut être partisan de l'indexation des retraites sur l'inflation sans pour autant affirmer sa foi en Dieu... Outre l'intégration à la Constitution du rôle de l'État en mesure de protection sociale, l'une des propositions phare était de permettre au président Poutine de briguer deux nouveaux mandats à la tête de l'État.
D'autres amendements proposés affirment la foi en Dieu du peuple russe, interdisent le mariage homosexuel, interdisent le "dénigrement" des "haut faits des défenseurs de la patrie". Il est aussi question d'un salaire minimum et de l'indexation des retraites sur l'inflation. Ce qui explique aussi la nette majorité en faveur de Poutine.

Le paquet de propositions a été approuvé par 78% des votants.

L’article 81 permet désormais à Vladimir Poutine de rester au pouvoir après la fin de son mandat, en 2024 soit pour ses 84 ans. 

Le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF), premier parti d’opposition en Russie, a annoncé jeudi qu’ils voteraient le 1er juillet CONTRE la réforme constitutionnelle proposée par Vladimir Poutine et qui lui permettrait de se présenter aux élections présidentielles en 2024. “Aujourd’hui, lors de la réunion du Comité central, la décision a été prise de ne pas approuver les amendements constitutionnels. La décision a été unanime” déclare à l’agence Interfax Dimitri Nóvikov, Vice-président du Comité central du Parti communiste. Pour les communistes, ces amendements ne sont “qu’une nouvelle édition de la Constitution Boris Eltsine (1993) et n’ont pas répondu aux espoirs de la société pour des changements plus importants”. “Le parti participera au vote, mais votera contre” rajoute Dimitri Nóvikov. Les député.e.s communistes dont été les seuls à avoir rejeté l’amendement constitutionnel en mars dernier. Le Parti communiste estime qu’il “faut constituer un gouvernement d’unité du peuple, installer la nationalisation des industries clés, rétablir la planification stratégique et tactique, imposer un budget de développement, relancer de la science et de la culture, l’éducation et investir dans les soins de santé, refuser de relever l’âge de la retraite,soutenir des entreprises publiques.”

19 juillet élections législatives en Syrie.

Ces élections sont organisées alors que le gouvernement semble sortir victorieux de la guerre qui dure depuis 2011 et alors que la pandémie du coronavirus semble se stabiliser.
Tous les partis politiques autorisés sont membres du Front National Progressiste et subordonnés à l'autorité du Parti Baas d'Assad. Il leur est interdit de critiquer le gouvernement. Si les citoyens peuvent choisir entre plusieurs listes de candidats, chaque liste doit être composée au moins aux deux tiers de membres du parti Baas.

Le parti Baas, au pouvoir en Syrie, et ses alliés ont raflé la majorité des sièges lors des législatives dimanche en Syrie, qui ont été marquées par un faible taux de participation, a annoncé mardi 21 juillet la commission électorale. Les Etats-Unis et l’opposition syrienne ont dénoncé la tenue de ces élections, puisque le pays est en guerre depuis 2011, et que la majorité des opposants vivent en exil ou dans des zones échappant au contrôle de Damas.

Soutenant le président Assad, le Baas et des partis alliés ont remporté 177 sièges sur les 250 de l’Assemblée nationale. Le taux de participation est faible, il s’est élevé à 33,17 %. Les conditions matérielles expliquent en partie cette abstention record. Mais aussi  la Syrie est par ailleurs en plein marasme économique. Depuis plusieurs mois, l’économie est en chute libre, avec une dépréciation historique de la monnaie. Plus de 80 % de la population vit dans la pauvreté, selon l’ONU.

On peut dire que la situation économique est extrêmement  mauvaise. Les élections viennent dans un contexte où nous sommes peut-être sur  le point d'assister à un nouveau haut cycle de crise dans le pays mais aussi dans la région (le Liban asphyxié économiquement). Les modalités de l’élection et le cadre politique dans lequel elles ont lieu attestent de nouveau du refus du régime d'Assad de s'engager dans la solution politique et des réformes politiques plus que nécessaire.

 

NBH et pour la note sur la Syrie avec l'aide d'un camarade syrien.

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