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Certes ce n'est pas une surprise. Le gouvernement a décidé d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter sa réforme des retraites.

Un référendum sur le sujet eut été autrement plus intéressant du point de vue démocratique. Une occasion de montrer que la demande de participation populaire à l'élaboration de la loi, exprimée par les revendications du mouvement social et des Gilets jaunes, était entendue. Evidemment cela ne sera pas le cas.

Le gouvernement choisit la solution, certes constitutionnelle, mais anti-démocratique du 49.3  puisque les députés n'ont de choix - à moins de provoquer une crise politique -  que de voter pour la proposition gouvernementale. On répliquera que la Constitution a été adoptée par 80% des Françaises et des Français. Certes mais c'était en 1958....on peut penser sans extrapoler que notre peuple peut avoir évolué sur le sujet. En tous les cas le référendum permettait à la fois de mettre cartes sur table, de permettre un grand débat démocratique sur cette question et enfin un choix éclairé de notre peuple. 

Il n'est pas étonnant que l’Exécutif ait fait un choix qui le met, provisoirement, à l'abri d'une intervention populaire. Cela étant les factures politiques se payent toujours un jour ou l'autre. Chirac, par exemple, qui venait de gagner la présidentielle mais qui avait en l'espace de six mois tourné le dos à ses promesses sociales de sa campagne, a été sanctionné sévèrement après qu'il eut dissout l'Assemblée Nationale. Sans parler de la chiffe molle Hollande dont le bilan lui a interdit de se présenter aux suffrages des citoyens. 

L'attitude de la gauche (FI et PCF), accusée d'obstruction parlementaire par la droite macroniste, a montré les limites du jeu parlementaire. La bataille d’amendements de la gauche ne pouvait qu'aboutir à la conclusion du 49.3.  Décidément  les batailles se gagnent sur un autre terrain. Le pouvoir ne sort certes pas renforcé de l'épisode, les citoyens n'aiment pas le sous-bonapartisme même constitutionnel. Mais il reste que le choix des manœuvres parlementaires est loin de susciter l’intérêt des Français pour qui, et à juste titre, tout cela n'est que gesticulations un peu vaines. 

La question reste : qui profitera du rejet de plus en plus profond de Macron et de sa firme?

 

AM

 

 

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